Historique

C’est en 1946 qu’Auguste Hérout et son épouse Marie-Thérèse, habitants d’Auvers (50), décident de mettre en valeur les pommiers de leur propriété à travers la transformation de la pomme à cidre.
Ils s’inscrivent ce faisant dans la tradition familiale : Monsieur Hérout père vendait déjà du cidre dans le canton de Carentan, tandis que le père de Marie-Thérèse Hérout commerçait lui aussi le cidre à Cherbourg à pleins tonneaux ! La famille de Marie-Thérèse est d’ailleurs installée à Saint Joseph, un petit village près de Valognes où la transformation de la pomme à cidre est assez développée, et les crus réputés. Ne sommes-nous pas en Normandie… et le Cotentin est alors en zone d’appellation Réglementée « Calvados Cotentin ». La production du cidre Hérout s’accompagne dans les années 50 et 60 de la rénovation du verger cidricole, un verger traditionnel (plein-vent) planté de variétés du terroir cotentinois. Parallèlement à ces travaux, la croissance de la cidrerie suit les phases d’évolution de la consommation du cidre :
  • Années 50 et 60 : la consommation au pichet est assez importante, le cidre est livré au tonneau dans les cafés et les restaurants. On élabore un peu de cidre bouché réservé pour les grandes occasions.
  • Années 70 : apparition du cidre en litre. Il s’agit bien souvent d’un cidre de consommation courante. Parallèlement la consommation du cidre est en baisse du fait de la concurrence des bières et vins ordinaires.
  • A partir des années 80 et surtout 90 : le cidre retrouve une certaine vogue, et le cidre bouché est consommé de façon plus importante : attrait pour les produits « authentiques », « du terroir », mode des crêperies en ville.

C’est à partir de cette époque que la famille Hérout décide d’orienter la valorisation de sa matière première non seulement en Cidre Bouché, mais aussi en Calvados A.O.C. et en Pommeau A.O.C. – le village d’Auvers se situe en effet dans la zone d’Appellation d’Origine Contrôlée « Calvados et Pommeau de Normandie ». Les vergers sélectionnés par Auguste et Marie-Thérèse Hérout entrent alors en pleine production.

Aujourd’hui, c’est l’une de leurs filles Marie-Agnès, qui a repris l’exploitation et se fait l’ambassadeur des produits cidricoles du terroir en accueillant touristes amateurs et Normands pour leur faire déguster et aimer ses produits. Demeurée fidèle à l’héritage transmis par ses parents, elle perpétue la tradition du respect de la matière première et de l’attention portée à l’élaboration des produits, et continue à planter des pommiers pour les générations suivantes… Ainsi vont les histoires de famille en Normandie.